Rapport d’étude : Le vapotage réduirait le taux de tabagisme !

Alors que les débats continuent de s’enflammer entre les chercheurs anti-vape et les défenseurs de la cigarette électronique, une étude primordiale est sortie des annales de la SAMHSA (Administration américaine des services de traitement de la toxicomanie) pour lever le voile sur la polémique décriant le rôle incitatif de la vape vers le tabagisme. L’organisme rapporte effectivement de nouvelles preuves concernant l’impact positif du vapotage dans le cadre de la lutte contre le tabagisme, et ce, contrairement aux suspicions de la FDA (Food and Drug Administration) qui s’est questionnée sur le rôle du dispositif en tant que passerelle vers le tabac. Voici les détails !

VAPOTAGE ET TABAGISME, LA QUESTION DIVISE

L’environnement de la cigarette électronique est un véritable chantier de guerre opposant les pro-vapoteurs et les détracteurs du vapotage. D’un côté comme de l’autre, des études plus ou moins pertinentes servent d’armes offensives dans le but d’influencer les autorités de réglementation à pencher sur l’interdiction ou l’autorisation du dispositif.

Parmi les débats récurrents, on retiendra spécifiquement le rôle de la cigarette électronique dans le processus d’incitation au tabagisme. Étant donné que les pays occidentaux ont décidé d’inscrire la cigarette électronique comme étant un produit du tabac avec la TPD (Tobacco Product Directive) en Europe et les limitations imposées par la FDA aux Etats-Unis, le vapotage a été classé dans la liste des produits susceptibles d’entrainer des addictions à la population tout entière.

Ce classement de la cigarette électronique dans la catégorie des produits à incitation tabagique a également nui à la réputation générale du dispositif, qui est pourtant adulée par les pro-vapoteurs pour son rôle salvateur et libérateur. Ceci étant, la nouvelle étude de la SAMHSA remettra les pendules à l’heure avec un rapport confirmant l’apport de l’e-cig dans la lutte contre le tabagisme.

L’ENQUÊTE DU SAMHSA DÉMONTE LES ACCUSATIONS DE LA FDA

Aux Etats-Unis, le vapotage gagne en popularité auprès des jeunes. En 2018, la cigarette électronique Juul avait même conquis 70% du marché, ce qui a mené la FDA à lancer des enquêtes pour prévenir les éventuels dangers qu’il peut représenter.

Au mois de janvier 2018, l’institution aurait ainsi commandé une étude auprès de l’Académie des sciences américaines pour vérifier les effets du dispositif sur la santé publique. L’étude intitulée « Conséquences sur la santé publique de l’e-cigarette » révèlera ainsi les résultats de l’enquête dans un document de 600 pages, indiquant la faible toxicité de l’aérosol avant de poursuivre sur le risque de dépendance élevé chez les jeunes adultes (en matière de nicotine).

Par ailleurs, la FDA ne s’est pas contentée d’observer les résultats de l’enquête, mais croisent les liens avec d’autres études à l’instar du rapport de l’enquête nationale auprès des jeunes sur le tabagisme (NYTS) pour responsabiliser la vape. Ainsi, cette dernière enquête avait mentionné que le taux de consommation de cigarette électronique par les jeunes était en forte croissance… ce qui a entraîné la FDA à le qualifier comme une « épidémie ».

Cependant, l’organisme aura jugé la cigarette électronique d’une manière subjective en s’appuyant sur les uniques détails accablants du vapotage sans énoncer les bienfaits qu’il pouvait apporter. En profondeur, le rapport de la NYTS avait clairement mentionné que l’attrait des jeunes à la cigarette électronique n’avait aucun rapport avec la nicotine…une étude qui sera reprise et confirmée par l’Université de Durham qui indique que « les jeunes ne considèrent pas le vapotage comme une méthode d’inhalation de nicotine ». A partir de ce constat, la FDA pouvait également dédouaner l’e-cig de l’incitation au tabagisme, mais au final, l’institution ne retiendra que les chiffres alarmants.

Parallèlement, le rapport annuel 2018 de la NSUDH (enquête nationale sur l’usage des drogues et la santé) axé sur les indicateurs nationaux de consommation de drogues et de santé mentale chez les personnes âgées de 12 ans dans la population civile des Etats-Unis démontera ces conclusions. En effet, ce rapport préparé par la SAMHSA (Administration des services de toxicomanie et de santé mentale) aura survolé toutes les facettes du tabagisme chez la population jeune des Etats-Unis avec une mention spéciale sur le rôle incitatif de la cigarette électronique.

Dans le document, les auteurs précisent ainsi que moins d’une personne sur 6 âgée de 12 ans ou plus en 2018 fumait depuis un mois et que  la consommation de cigarettes a généralement diminué entre 2002 et 2018. Pour lier la cigarette électronique avec ces statistiques, la SAMHSA persiste et signe sur l’impact positif du vapotage dans le processus de diminution du tabagisme en déclarant : « une partie de cette baisse peut refléter l’utilisation de dispositifs de vaporisation électronique, tels que les cigarettes électroniques, en remplacement de la livraison de nicotine. »

D’AUTRES ÉTUDES CONFIRMENT LES BIENFAITS DE LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE

En dehors de toute polémique politique, on pourrait assimiler l’obsession de la FDA sur l’incitation de la cigarette électronique au tabagisme au manque d’information. Effectivement, l’institution tente de limiter les éventuels risques engendrés par le dispositif sur la santé publique, ce qui la mène à prendre une position pessimiste à chaque signalement.

Ceci étant, les études qui démontrent la neutralité, voire l’apport du vapotage dans la lutte contre le tabagisme commence à se multiplier et devrait convaincre la FDA à soutenir la cigarette électronique… ou cesser la campagne d’accusation dans une moindre mesure.

En parlant d’études récentes, des recherches effectuées par les professeurs David Levy, Ken Warner et Ron Borland sont également venues prêter main-forte aux conclusions de la SAMHSA et de la NYTS sur la réduction du tabagisme chez les jeunes.

Publiée dans la revue Tobacco Control au mois de novembre 2018, l’étude portait notamment sur les relations entre l’inhalation du tabac et l’initiation au tabagisme chez les jeunes et les jeunes adultes aux Etats-Unis. Dans les détails, les chercheurs ont examiné la dynamique d’adoption de la cigarette électronique avant de déterminer son impact sur la tendance haussière ou baissière du tabagisme. Aussi, les responsables de l’enquête ont démontré que malgré l’augmentation des jeunes vapoteurs  à partir de 2014, « les analyses de la tendance temporelle ont montré que le déclin de la prévalence du tabagisme au cours des 30 derniers jours s’est accéléré de deux à quatre fois après 2014 ».

Suivant cette conclusion, le vapotage serait ainsi détaché de la tendance haussière du tabagisme et participerait en sus à la diminution de la prévalence à hauteur de deux à quatre fois. « Les indicateurs de taux de tabagisme, y compris les fumeurs des 30 derniers jours, [démontrent] que le nombre de fumeurs a également diminué plus rapidement avec la prévalence croissante du vapotage »  résume l’étude.

UNE GUERRE SANS FIN

Malgré la recrudescence des études défendant la nature saine de la cigarette électronique et sa neutralité en termes d’incitation tabagique, la FDA semble tendre une seule oreille, et ce, en faveur des anti-vapotage.

En relayant les alertes de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) qui se trouve être le plus grand adversaire des pro-vapoteurs, l’institution continue de promouvoir les idées négationnistes sur la cigarette électronique.  Récemment, la FDA avait lié le vapotage à 127 déclarations de crises épileptiques datant de 2010 à 2019 dont 35 cas ont été identifiés au mois d’avril dernier.

Encore une fois, l’information reste subjective et ne propose pas d’explication profonde que ce soit sur le plan matériel ou toxicologique. En effet, la FDA s’est résignée à réciter ses habituels messages de prévention. Pour sa part, Ned Sharpless, l’un des responsables de l’organisme a expliqué :

«  Il est impératif que les professionnels de la santé, les consommateurs, les parents, les enseignants, les autres adultes concernés, ainsi que les jeunes et les jeunes adultes, communiquent à la FDA des informations détaillées sur tout incident de crise, passé ou futur, à la suite de l’utilisation de la cigarette électronique. Nous nous engageons à suivre cette question de près et à prendre les mesures supplémentaires nécessaires pour protéger le public, en particulier les jeunes de notre pays, des dangers des cigarettes électroniques et des autres produits du tabac »

De l’autre côté, les écoles pro-vapotage assurent la défenderesse en démontant tour à tour les accusations non fondées de certaines recherches. Au mois de juillet, les professeurs Brad Rodu et Nantaporn de l’Université de Louisville ont ainsi demandé à ce que Stanton Glantz retire son étude portant sur les risques cardiaques entraînés par la vape.

Effectivement, cette étude avait mis le feu aux poudres en annonçant le dédoublement des risques de crise cardiaque via la cigarette électronique, ce qui n’a pas manqué d’alerter toute la communauté scientifique et les organisations sanitaires du monde. Ceci étant, les deux professeurs ont analysé la recherche et ont déduit une incohérence avant de demander la rétractation du rapport.

Par ailleurs, ces derniers et la communauté de la vape s’indignent des conséquences de la publication d’un tel article, alors qu’il ne sera pas possible de sanctionner les auteurs dans le cas d’une rétractation… ce qui est irrémédiable suivant leurs explications. Au final, la guerre entre les pros et anti-vapotage risque de durer encore longtemps en attendant de plus amples informations officielles.

Marc O'King

Marc est utilisateur et passionné de vape depuis 2012. Il est spécialisé dans le testing Matériel et dans la conception des Liquides. Matériel : Tesla WYE 200W + Melo 5 Liquides préférés : Brrrimson / Wild / Heisenberg / Ragnarok.

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