Histoire de la cigarette électronique

La cigarette électronique, également appelée e-cig ou vaporisateur personnel est un appareil électronique qui procure de la vapeur inoffensive vouée à remplacer la fumée de la cigarette traditionnelle. Aujourd’hui, elle représente le substitut nicotinique le plus plébiscité par les fumeurs, mais attire également les amateurs de vapeurs aromatisés de sorte à constituer un marché très actif au niveau international.

Derrière cette notoriété planétaire, la cigarette électronique recèle une histoire qui date d’un siècle. Si la majorité des consommateurs conçoivent le produit comme une découverte des années 2000, le concept est bien né au début du XXème siècle. EN effet, l’e-cig n’est pas aussi nouvelle que l’on puisse le penser.  Si vous aspirez à connaître l’origine et l’évolution de cet appareil révolutionnaire, voici donc sa véritable histoire !

LA CIGARETTE ELECTRONIQUE EST UN CONCEPT QUI A VU LE JOUR EN FRANCE !

Au début du XXème siècle, le tabac n’était pas considéré comme une véritable menace à la santé humaine et constituait même un luxe. Dans cette perspective, la recherche d’une alternative à la nicotine issue de la fumée d’une cigarette ou d’une pipe ne semblait pas urgente.

Cependant, en 1903, un pharmacien parisien dénommé Henry Ferré s’est penché sur un dispositif capable de produire une vapeur dense et blanche à titre de divertissement. Son produit, qui n’a pas été breveté, était composé d’un tube contenant un mélange d’acide chlorhydrique accompagné d’ammonium et d’alcool polyatomique. Une fois chauffée, la solution produisait ainsi de la vapeur.

LA VAPE EN TANT QUE SUBSTITUT NICOTINIQUE NAIT EN 1960

Un demi-siècle plus tard, ce concept créé par Henry Ferré sera repris par Herbert A. Gilbert à l’heure où la nocivité de la cigarette devient un problème de santé publique. Ce détaillant de ferraille issu de la Pennsylvanie s’est notamment intéressé aux raisons qui attachent les fumeurs aux cigarettes traditionnelles avant de créer un dispositif qui y ressemble  sans constituer de danger pour la santé.

En 1963, il met en œuvre un matériel assez compact de forme linéaire doté d’une batterie qui sera capable de chauffer un liquide pour libérer de la vapeur. Malgré cela, Herbert A. Gilbert ne trouvera preneur à sa découverte et sera contraint d’abandonner le projet.

Entre 1960 et 1980, bon nombre de chercheurs et entrepreneurs tenteront également de lancer le projet vaporisateur électronique à l’instar de Phil Ray et Norman Jacobson. Mais une fois de plus, les géants du commerce de tabac établiront une stratégie de censure pour protéger le marché des « tueuses ».

HON LIK, PERE DU SUBSTITUT NICOTINIQUE TEL QUE NOUS LE CONNAISSONS

Loin des contrées américaines et européennes, la volonté de trouver une alternative efficace à la fumée de la cigarette traditionnelle émerge dans la tête d’un chinois à l’aube du XXIème siècle.

Hon Lik, un cadre dans l’institut de recherche sur les médicaments chinois de Shenyang décide d’arrêter la cigarette dans les années 80 mais ne parvient pas à stopper son addiction malgré l’usage des patchs. En 2003, le grand fumeur décide finalement d’utiliser ses connaissances en électronique pour créer la cigarette électronique qui fournit un dosage de nicotine satisfaisant tel que nous le connaissons.

Estimant son produit comme efficace pour lutter contre le tabagisme, Hon Lik crée ainsi une société de cigarette électronique en 2005. Baptisée Ruyan, il s’agit notamment de la toute première firme qui permettra de démocratiser le dispositif à l’échelle mondiale.

Bien évidemment, Ruyan n’a pas échappé à la campagne de dénigrement lancée par l’industrie du tabac, d’autant plus que le marché de la cigarette traditionnelle avait connu une certaine récession causée par la sensibilisation des organismes de santé internationaux et les politiques fiscales agressives de certains gouvernements.

Ceci étant, la commercialisation de la cigarette électronique ne connaîtra plus de barrière en perçant le marché européen. Depuis, l’e-cig est devenue le « must have » de millions de fumeurs ambitionnant de quitter le tabac dans le monde entier.

Aujourd’hui, le père de la cigarette électronique continue ses recherches pour optimiser ce produit indispensable destiné au  sevrage tabagique. Étant un ex-gros fumeur, il avoue être conscient des difficultés qu’un « addict » du tabac peut rencontrer malgré l’utilisation d’une vapoteuse. Pourtant, il a indiqué faire confiance au concept et aspire à une évolution positive du dispositif dans les années à venir.

A l’occasion d’une interview sur ParisMatch, il a indiqué :

« Je l’ai conçue comme un produit accessible à tous qui permet différents usages. Évidemment, l’usage que l’on en fait dépend du but recherché. Différentes tendances apparaîtront à l’avenir : certains choisiront d’arrêter de fumer, d’autres remplaceront le tabac par la cigarette électronique. Peut-être qu’on ne choisira plus de remplacer toute cigarette traditionnelle par une cigarette électronique et les limites seront plus floues. Ceux qui apprécient la nicotine comme un stimulant, à l’instar de la caféine, utiliseront la cigarette électronique car les dangers sont limités. Il y aura sûrement de nouveaux concepts de consommation liés à ce produit. […] Je peux ne pas fumer pendant un ou deux mois, mais je finis toujours par rechercher cette sensation de tabac, son goût et son effet stimulant. Par ailleurs, pour mon travail de recherche et développement, je m’efforce de goûter et d’essayer différents tabacs pour adapter nos produits, tant au niveau du goût que de la concentration en nicotine, en fonction des demandes des différents pays. »

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