L’Académie Nationale de Médecine Française recadre les détracteurs de la cigarette électronique

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, l’Académie nationale de médecine de la France a remis les points sur les i concernant l’implication des cigarettes électroniques dans l’étrange épidémie pathologique pulmonaire qui a frappé près de 2300 vapoteurs américains. L’institution s’est notamment préoccupée de l’effervescence des conclusions négatives apparues sur les médias sociaux mais aussi à travers les déclarations des organismes de grande notoriété comme l’OMS, qui n’a pas hésité à qualifier la cigarette électronique d’ « indiscutablement nocive ». L’Académie a ainsi appelé la communauté française à distinguer le « contenant » c’est-à-dire la cigarette électronique, du « contenu », soit les e-liquides toxiques et illégaux qui sont à l’origine de la maladie aux Etats-Unis.

UNE CONCEPTION FRANCAISE PLUS OBJECTIVE DE LA CIGARETTE ELECTRONIQUE

Alors que les autorités américaines ont recensé plus de 2200 personnes hospitalisées et près de 42 décès suite à l’inhalation d’aérosols nocifs à travers des vapoteuses dans de nombreuses villes américaines, les clichés sur le caractère dangereux des cigarettes électroniques, accentués par les détracteurs, n’ont pas tardé à émerger dans les médias.

En l’occurrence, l’impact de cette malheureuse nouvelle a entraîné le gouvernement américain à planifier des mesures de censure des e-liquides aromatisés avant de se rétracter quelques mois plus tard. La découverte des nouveaux éléments comme le véritable principe actif de la maladie par le Center for Disease Control and Prevention (CDC) a notamment contribué à cette rémission étant donné que l’épidémie a été causée par un détournement de l’usage de la cigarette électronique.

A partir de ces conclusions de la CDC, qui ont d’ailleurs été reconnues par la Food and Drug Administration (FDA), l’Académie nationale de médecine en France a tenu à régler la mire au niveau des interprétations sur le profil toxicologique de la cigarette électronique. Dans son communiqué, elle indique que : «  La vaporette, moins dangereuse que la cigarette aide à l’arrêt et à la diminution de la consommation de tabac » avant d’ajouter que « cette crise de confiance pourrait causer la mort de milliers de fumeurs alors que le tabac tue la moitié de ses fidèles consommateurs » et qu’il ne faudrait pas « se tromper d’ennemi ».

En outre, l’Académie revient sur l’affaire américaine et précise que l’épidémie a été essentiellement provoquée par un mésusage de la cigarette électronique, via l’inhalation de produits extrêmement toxiques comme le THC et l’acétate de vitamine E. La CDC avait notamment conclu que ces éléments étaient les principaux responsables de l’intoxication des milliers de vapoteurs recensés par les autorités, cependant ces produits ne figurent pas parmi les marchandises agréées et autorisées dans le marché de la vape et ont été introduits par voie illégale par conséquent.

« Il ne faut pas accuser le contenant d’être nocif alors que c’est le contenu qui est en réalité nocif et responsable de l’alerte américaine, » résume-t-elle.

LA CIGARETTE ELECTRONIQUE EST TOUJOURS MOINS DANGEREUSE QUE LA CIGARETTE

Malgré l’alarmante nouvelle enregistrée aux Etats-Unis durant ces 4 derniers mois, l’Académie nationale de médecine réitère l’efficience de la cigarette électronique comme outil de sevrage, conformément à sa déclaration de 2015.

Cette institution n’est pas l’unique organisme et l’observatoire scientifique/sanitaire confirme cette analyse. La Haute autorité de santé (HAS) à l’instar de la Santé Publique France (Établissement public soutenu par le ministère de la Santé) a effectivement reconnu l’efficacité du dispositif pour lutter contre la prolifération du tabagisme. Les résultats ont été perceptibles durant ces dernières années suivant l’indication de l’agence de santé publique car plus de 700 000 fumeurs ont décroché grâce à la cigarette électronique selon les statistiques.

L’ACADEMIE RESPONSABILISE LA REGLEMENTATION AMERICAINE

Les pertes dues aux mésusages de la cigarette électronique sont déplorables non seulement pour la santé publique américaine mais aussi pour l’industrie de l’e-cig en général. Aux Etats-Unis, la vente des dispositifs de vapotage a connu une baisse spectaculaire depuis l’apparition de l’épidémie, d’autant plus que Donald Trump avait menacé de fermer totalement le marché de certains produits qui visent une clientèle plus ou moins jeune (comme les e-liquides aromatisés).

Si l’Académie nationale de médecine considère la prise de mesure de prévention comme légitime, elle décrie cependant une cacophonie réglementaire de la part des autorités américaines. Dans son communiqué, elle a affirmé que l’utilisation des vapoteuses est « insuffisamment réglementée »  et qu’au lieu de s’attaquer aux produits illicites impliquant les drogues (THC et autres opioïdes) dans les aérosols pour cigarette électronique, c’est le secteur de la vape qui a été sanctionné dans son ensemble.

En France, comme pour la majeure partie des pays européens, « les cigarettes électroniques relèvent de normes de qualité et de sécurité, à l’inverse des Etats-Unis » précise le communiqué, insinuant une meilleure optimisation de l’exploitation du produit sur le vieux continent.

Rappelons que les Américains font partie des grands consommateurs de la cigarette électronique et qu’à la suite de cette épidémie, son adoption a été fortement altérée par cette « crise de confiance » qui incite dorénavant les fumeurs à reprendre les outils traditionnels comme les patchs ou au pire reprendre le tabac après des mois d’effort.

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