Kit Voopoo Drag 3, notre avis !
Le troisième Drag de vient de sortir des usines de Voopoo pour perdurer une lignée de kits robustes, compacts et ultra-performants tant adulés par la société de consommation du nuage depuis quelques années. Derrière sa robe métallisée, ses angles aiguisés et ses fonctionnalités simples et efficaces, cette nouvelle mouture retourne aux sources pour proposer une expérience pure fidèle au tout premier Argus. Malgré son rattachement à la collection Drag, la version 3 détonne ainsi des versions 1 et 2 en affichant un caractère trempé traduit par un tout nouveau design, un réservoir flambant neuf, un nouveau chipset… qui le rapprochent plus d’un certain Drag Max ! Sur le papier, les changements sont criards, à commencer par l’écran TFT qui reprend les 1,08 pouce du Max suivi de la puce GENE FAN 2.0 qui semble se concentrer sur l’essentiel des modes « semi-pro ». L’évolution ne s’arrête pas là, puisque la bête arbore également une structure mod-pod via un clearomiseur « hybride » ou plutôt un pod TPP ultra-capacitif de 5 ml compatible avec les plateaux traditionnels 510 via un adaptateur fileté. Pour le reste, le nouvel opus ne perd pas de sa hargne et propose un équilibre ergonomie-performance digne des plus grands kits pro via une double batterie 18650 et une plage de puissance culminant à 177 ! Voici le test.
Une mise à jour qui détonne ?

La série Drag de Voopoo a accueilli d’innombrables kits révolutionnaires depuis son lancement sur le marché des cigarettes électroniques hautes performances. Effectivement, la collection a accumulé toutes sortes de mods électroniques, de kits compacts, d’AIO sous les noms de Drag, Drag Mini, Drag 2, Drag Nano, Drag X, Drag S et Drag Max.
Aujourd’hui, une toute nouvelle version nommée Drag 3 est présentée comme successeur du Drag 2, ceci dit, la liaison entre les deux sœurs ne semble pas cohérente. Eh oui, avec son changement « agressif » de look, le rajout de nouvelles fonctionnalités (le retrait d’autres aussi !), la construction hybride destinée à accueillir un Pod et de nouvelles résistances, font de lui un tout nouveau kit presque méconnaissable par rapport à sa série originelle. Pour notre part, nous estimons que la proximité du Drag 3 avec le Drag Max est plus nette sachant que les deux partagent le même écran, la même puce de gestion, la même forme générale. Est-ce pour autant un mauvais Drag ? Pas du tout ! Il semblerait que Voopoo ait tout simplement revu ses priorités et cherche à diriger la lignée vers une meilleure efficacité sans abandonner les ingrédients qui ont fait du Drag un incontournable. Voyons cela de plus près.
Design et construction
Plus grand, plus imposant, plus coriace… le nouveau Drag 3 abandonne les artifices esthétiques pour faire place à un tank indestructible que les amateurs des anciennes Argus GT et Drag Max apprécieront certainement. En termes simples, Voopoo a rebroussé chemin en ce qui concerne les attributs esthétiques des Drag 1 et 2 et préconise un mod tout en alliage de zinc qui n’a pour seule publicité un très gros panneau en cuir véritable affichant le logo « DRAG ». Dans la même foulée, il fait la promotion du tout nouveau pod/clearomiseur TPP qui prend sa place à l’extrémité à la façon « Pico », ce qui offre un certain charme à l’ensemble.
Forme et dimensions
Le Drag troisième du nom nous revient dans une toute nouvelle coque en acier aux formes franches qui respirent la robustesse. Son design est simple et minimaliste avec une box rectangulaire chapeautée par un réservoir tout aussi sobre en Pyrex. De haut en bas, la bête mesure 138mm de hauteur pour 52mm de largeur le tout pour un poids conséquent de 165g (sans accumulateurs). Cette masse imposante résulte notamment d’une construction en alliage de zinc garantissant une robustesse à toute épreuve. Côté design, on a donc droit à une box homogène présentant une coque full-metal qui semble avoir été assemblée à la façon militaire. L’architecture de la box affiche très clairement les lignes séparant les panneaux, la façade principale et la base sans montrer des failles d’ajustage. Ainsi, on distingue très facilement l’écran, les touches de réglages (+/- et switch qui sont placés sur le devant avec la prise de charge USB type C), la manche qui est couverte d’un cuir à couleur personnalisée (Bleu, grenat, noir, gris, marron) et la trappe à accu. Niveau décoration, Voopoo mise tout sur les imprimés « Drag 3 » sur les panneaux et sur une petite signature « Gene » à la base de la box. La connectique a été déplacée sur l’extrémité du toit de la box pour optimiser la prise en main lorsque le pod est installé, ce qui n’était pas le cas du Drag 2 qui postait son clearomiseur tout au milieu.
Construction
Aux dépens d’une taille compacte et d’un poids plume, le Drag 3 perd en ergonomie au profit d’une meilleure protection supérieure par une coque en métal. Massive de visu, mais aussi dans la paume, la box respire ainsi la virilité et ce n’est pas qu’une question d’illusion. Pour commencer, la base du Drag est équipée d’une trappe glissante permettant d’accéder à la chambre d’accu (prévue pour deux batteries 18650). Celle-ci semble robuste, mais affiche quelques jeux. Plus haut, la coque est uniforme et ne présente aucune faille. Pour tout vous dire, on pourrait très bien le comparer à un appareil militaire prêt à être malmené dans la boue et dans la poussière tellement il est massif. Dans la même perspective, tous les éléments de réglages et de manipulations sont placés là où devrait être… sur un même plan avec une accessibilité optimisée notamment. Sur ce point, on découvre sur la façade principale un switch rond qui ressort sensiblement de la surface avec un fond creux permettant de guider les mains à l’aveugle. Il est suivi d’un écran de grande taille similaire à celui du Drag Max, de deux touches physiques bien séparées l’une de l’autre et enfin un port de charge Type C non protégé.
Caractéristiques techniques
La base technique du Voopoo Drag 3 repose sur une batterie double, un chipset qui abrite l’essentiel des modes de sortie et des protections dont un vapoteur débutant a besoin et un pod hybride efficace compatible avec des résistances spécifiques. Ces spécificités s’organisent pour offrir une expérience approfondie avec une légère orientation vers le power-vaping et l’inhalation directe.
Batterie et recharge
Avec une puissance de sortie culminant à 177W, le Drag 3 s’arme d’un double arsenal 18650 pour satisfaire tous les besoins du vapoteur en termes de performances et d’autonomie. Cette solution a été vue dans d’autres modèles antérieurs (Drag Max et Drag 2) et a fait ses preuves. Sur le banc d’essai, nous avons pu enregistrer une belle endurance de 15h de vape à plus de 110W avec une cadence élevée par conséquent. Avec une utilisation moins brutale, l’autonomie du Drag 3 devrait dépasser les 24h sans beaucoup de difficulté à notre avis. Bien évidemment, cela dépendra avant tout de la capacité de l’accu. Pour notre part, deux sony VTC6 ont aisément tenu la journée ! Côté recharge, la box utilise le port usb Type C proposant une valeur de 2A. Partant d’une recharge complète (1% à 99%), nous avons attendu jusqu’à 1h30 pour voir la barre remplie à bloc, ce qui semble un peu long par rapport aux autres plateformes dual. Ceci dit, l’avantage d’un accu rétractable réside dans la recharge extérieure… qu’il faut exploiter au maximum donc !
Chipset et modes de sortie
Le Drag 3 utilise la fameuse puce maison Gene Fan 2.0 (également présente dans le Drag Max) pour répondre aux besoins électroniques des vapoteurs avides de divertissements et de rendus efficaces. Le chipset prévoit ainsi une multitude de sorties et de protections prévenant les fausses manipulations. Au menu, nous retrouvons
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Le mode puissance
Cette sortie fait référence au Wattage variable. Il permet de régler la puissance sur une plage de 5 à 177 W avec une incrémentation de 0,1 W. Ce réglage n’est disponible que pour les atomiseurs et résistances maisons (de chez Voopoo).
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Le mode RBA
Il s’agit d’une sortie puissance paramétrée pour les atomiseurs ou bobines non issues de Voopoo. Bien évidemment, il exploite la même plage de puissance de 5 à 177 W.
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Le mode Smart
Le mode intelligent régule automatiquement la puissance suivant le type de réservoir et de résistances. Il peut être activé sur les pièces du kit à savoir le réservoir TPP et ses résistances. Dans cette perspective, l’installation d’une nouvelle bobine activera une sélection automatique du wattage pour exploiter les e-liquides de la meilleure des façons. Il est donc parfait pour guider les nouveaux vapoteurs dans le processus de familiarisation avec le monde des cigarettes électroniques.
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Le mode TC
Le mode contrôle de température n’est pas initialement présent sur le Drag 3. Cependant, il est possible de le télécharger et de l’intégrer au système Fan 2.0 à partir du micro-logiciel Drag 3. Pour ce faire, il suffit de brancher l’appareil à l’ordinateur et cliquer sur « Télecharger (U) et d’attendre. Lorsque le mode est intégré, vous aurez accès aux réglages traditionnels Ni (Nickel), Ti (Titane) et SS (Stainless Steel). Un choix de référence F° ou °C est disponible dès lors pour une meilleure lecture. Les protections disponibles concernent la surchauffe, la surdécharge, la surcharge, la surtension, la baisse anormale de tension, la coupure automatique du circuit en cas de sollicitation trop longue du switch et bien d’autres.
Écran et prise en main
Les habitués de la série Drag ne seront pas dépaysés par le Drag 3. Toutes les options et manipulations des modèles précédents sont notamment retranscrites sur le mod. Pour les nouveaux, voici une brève liste des commandes et combinaisons :
- Cinq clics successifs sur le switch pour démarrer et arrêter l’appareil
- Trois clics successifs sur le switch pour changer de mode de sortie
- Maintenir le bouton +/- pour afficher le menu utilisateur. De nombreux réglages comme le changement de vue portrait paysage ou changement de couleur principale sont accessibles depuis cette interface.
- Maintenir le bouton switch et + pour verrouiller l’appareil
- Maintenir le bouton switch et – pour réinitialiser le compteur de bouffées
Réservoir
Le Voopoo Drag 3 embarque une grande nouveauté avec lui au niveau de l’atomiseur. En effet, le kit est prévu avec le réservoir TPP ou Tank Pod Push, proposant une expérience à mi-chemin entre le pod et le clearomiseur.
Il est ainsi constitué d’une cartouche uniforme abritant une cuve de 5,5ml, un top cap et un drip-tip évasé de type 810 destiné au DL. Cette partie est fixée à son tour à un adaptateur 510 pour s'accommoder à toutes les connectiques standards répondant à cette norme. Pour remplir le réservoir, il suffit donc de séparer le pod de l’adaptateur (fixé par aimant) et d’ôter l’opercule en caoutchouc. Le procédé de remplacement de la bobine est similaire.
Résistances
Les résistances du réservoir TPP sont propriétaires. La bonne nouvelle ? Voopoo annonce également une compatibilité avec les montages antérieurs de types PnP. Dans notre cas, nous avons hérité de deux résistances à savoir le TPP DM1 de 0,15 ohm exploitable entre 60W et 80W, et le TPP DM2 de 0,20ohm exploitable entre 40W et 60W. Caractéristiques techniques
- Marque : Voopoo
- Produit : Kit Mod Pod
- Série : Drag 3
- Dimensions mod : 122mm x 50,2mm
- Diamètre pod : 25mm
- Matière : Alliage de Zinc
- Batterie : 18650x2 (non fournis)
- Recharge : USB C 2A
- Connectique : Pas de vis 510
- Réservoir : Pod TPP 5,5ml
- Remplissage : Par le bas
- Résistances : TPP/PnP
- Drip-tip : 810
Contenu de la boîte
- 1x Kit Voopoo Drag 3 (Mod+cartouche)
- 1x Résistance DM1 0,20 ohm
- 1x Résistance DM1 0,15 ohm
- 1x Câble de recharge USB C
- 1x Manuel de l’utilisateur.
Histoire
Made in France
Recyclage