Santé : cigarette électronique et l’anesthésie générale
Habituellement, le corps médical ordonnera à un patient de se présenter à une opération sous anesthésie générale à jeun et de ne pas fumer durant la période pré-opératoire (de 12 à 24h) dans le but d'éviter toute ingestion de substances nocives qui pourrait impacter la cicatrisation ou augmenter le contenu stomacal. Une question se pose : la cigarette électronique est-elle, aussi, bannie du protocole pré-opératoire ?
LA CIGARETTE : INTERDITE AVANT L'ANESTHESIE
Il est clair que fumer avant une anesthésie générale augmente les chances de connaître d'éventuelles complications respiratoires (possible infection pulmonaire, par exemple) ou cardiaques (risques accrus d'infarctus du myocarde) au sortir de l'intervention. Il est du ressort des anesthésistes de renseigner le patient sur ces risques et de proposer un suivi tabacologique avant l'anesthésie et/ou un substitut nicotinique afin d'aider, au mieux, le patient à arrêter la cigarette.
VAPOTAGE : DEUX ECOLES
En l'absence de combustion, le vapotage peut être une solution péri-opératoire car il ne crée pas de monoxyde de carbone, molécule qui augmente fortement les risques sanitaires durant et après une anesthésie générale. Il existe deux écoles au sein du corps médical. Certains pneumologues et anesthésistes n'hésiteront pas à conseiller la cigarette électronique. D'après le rapport Public Health England, "les cigarettes électroniques et autres dispositifs nicotiniques de nouvelle génération [...} ont clairement le potentiel de réduire la prévalence du tabagisme.". Les risques sont théoriquement moindres mais les anesthésistes, par précaution et par manque de données attestant l'innocuité du vapotage, ne prennent pas le risque de conseiller à un patient de vapoter en période pré-opératoire. [BOUTIQUE]
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